Tulipe de Neydens

Les tulipes de Neydens

Tulipe de Neydens

Les grimoires et journaux genevois des siècles passés appelaient « Tulipes de Neydens  » ces gracieuses tulipes sauvages au jaune lumineux, et les gens d’ici et du voisinage les nommaient ainsi .

Elles poussaient en abondance dans les prairies naturelles qui entourent le chef-lieu, ainsi qu’aux abords des nants et ruisseaux qui le traversent . Les  » enfants d’entre les deux guerres  » se souviennent encore d’en avoir cueilli des bouquets. Mais les grand-mères nous disaient en soupirant :  » Il n’y en a plus guère ; ils labourent tout !! « 

 Cette tulipe sauvage n’est pas mentionnée dans la flore Bonnier. Un botaniste émérite, natif du village, mentionnait qu’il existe d’autres lieux en Europe où cette tulipe poussait ainsi à l’état sauvage, mais que ces endroits étaient très rares et très localisés. Un dessin très exact de cette jolie plante, daté du début du siècle passé est initulé par l’artiste  » Tulipe de Florence  » : comme à Neydens, elle portait attaché à son nom le nom du lieu.

La terre d’origine reconnue des tulipes en général est le Caucase et le Turkestan. On dit que les Huns lors de leurs chevauchées à travers l’Europe, gardaient à l’arrière de leur selle un petit sac de cuir contenant des petits bulbes de tulipes du Caucase qu’ils plantaient comme repères en certains lieux, car le système de propagation de ces tulipes favorise une implantation et une multiplication résistante et durable.

 Voilà la petite histoire de la tulipe de Neydens, prise comme emblème pour le blason communal et qui a donné son nom au Club des Anciens  » Les Tulipes ».